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Si on en parlait ? - Origines du papier

Sac papier Kraft - se2p

 

Le papier de ses origines à nos jours, une des mémoires de l’humanité

 

De tous temps, l’homme a recherché un moyen commode pour traduire la pensée. Les péruviens de l’époque des Incas se contentaient de faire des nœuds de cordes qu’ils utilisaient pour maintes significations.

Les iroquois, dans le même temps, employaient des colliers de coquilles, les australiens des bâtons à message, et les chinois des cordelettes tressées. Il nous reste encore de ces vieux procédés, celui qui consiste à faire un nœud à son mouchoir. En Mésopotamie ancienne, la terre et l’argile cuite ou crue, sous forme de tablettes, de même que la gravure sur pierre, furent utilisées pendant des millénaires comme supports de la pensée. Les chinois, de nombreux siècles avant notre ère, firent, dans le même but, appel à des planchettes de bambou et à des feuilles de certains palmiers qui, après avoir été rendues imputrescibles par ébullition dans l’eau, étaient polies avec un morceau de bois cylindrique.

Enfin, 3000 ans avant J.C., apparaît avec les égyptiens le papyrus fabriqué avec la moelle d’un roseau aquatique cultivé dans le delta du Nil. Concurremment avec la papyrus, les assyriens employaient pour écrire un parchemin animal ou vélin dont le premier usage se fit à Pergame ; c’est de là que vient son nom. Deux siècles avant notre ère, un général chinois chercha à remplacer le papyrus (que ne possédait pas la Chine) par le mûrier à papier. Il semble que ce soit à cette époque que l’on ait envisagé de séparer les fibres les unes des autres par pilonnage et de reconstituer ensuite une feuille par filtration et séchage.

Ce n’est toutefois qu’un peu plus tard qu’apparaît le véritable technique de la fabrication du papier. En effet, pour remplacer les matériaux utilisés jusqu’alors, trop coûteux ou trop lourds, on imagina d’utiliser des cordages usés et des vieux chiffons, marque de la véritable invention du papier. Peu après les chinois recherchent de nouvelles sources de matière premières, utilisant avec succès d’autres fibres végétales : le riz, le blé, l’osier, le bambou, etc…

Roseau à balais - SE2P -

De la Chine, le papier pénétra en Asie Centrale et en Perse par la route des caravanes qui traversait le désert de Gobi et de dirigeait soit vers la Méditerranée, soit vers les Indes. Après la bataille de 751 qui mit aux prises chinois et musulmans, ces derniers firent prisonniers de nombreux chinois connaissant bien l’art de fabriquer le papier.

Ceci facilita le développement de l’industrie papetière dans les pays arabes . Connaissant la culture du lin et du chanvre, les arabes installent alors des « moulins à papier » à Damas, à Tripoli et dans d’autres villes. Le papier apparaît en Grèce au IXème siècle. Il est fabriqué aux Indes et en Egypte au Xème siècle, au XIème siècle à Fez au Maroc qui deux siècles plus tard totalise environ 400 « fabriques » de papier.

En Occident, deux pays se disputent la priorité de la fabrication du papier, l’Italie et l’Espagne où son utilisation devient courante à partir de 1265. En France, dès le VIIème siècle, le port de Marseille reçoit de petites quantités de papyrus, mais cette matière n’est pas utilisée pour l’écriture mais seulement pour la confection des chandelles et des mèches de veilleuse.

Ce n’est que vers le milieu du XIVème siècle que se fondent en France les premières « usines » à papier. Le moulin le plus ancien semble être le moulin Richard-de-Bas qui devait fabriquer du papier en 1326. Vinrent ensuite les moulins d’Essonne et de Corbeil vers 1340, le moulin de St Julien, près de Troyes vers 1348. Bien d’autres se sont installés par la suite.

Mais l’invention de l’imprimerie en 1436 vint augmenter considérablement en France la consommation du papier. De quinze moulins que possédait le pays au début du XVIème siècle, le chiffre passait à quatre-vingts vers le milieu du XVIème siècle et augmentait ensuite sans cesse.

Moulin à papier

Le papier était alors fabriqué entièrement à la main avec presque uniquement des linges de lin et de chanvre, l’utilisation du coton n’étant venue qu’ultérieurement. Les vieux chiffons étaient nettoyés, classés par couleurs, délissés, souvent soumis à une fermentation par pourrissage, éventuellement épurés par traitement à la chaux et blanchis ou défibrés grâce à des maillets garnis de clous de fer forgés, actionnés à la main ou par la roue du moulin.

La pâte convenablement diluée était envoyée dans une cuve où un ouvrier appelé, « ouvreur », muni d’une forme (cadre de bois à fond de toile métallique) préparait la feuille qu’il suffisait de détacher sur un feutre de laine. Les feuilles ainsi préparées sur leur support de feutre étaient pressées puis étendues feuille à feuille sur des étendoirs en vue de leur séchage et enfin encollées par trempage dans un bain de gélatine, cette dernière opération permettant au papier de supporter l’écriture.

C’est vers la fin de la Révolution, en 1798, que la production mécanique et en continu du papier prît naissance . Son inventeur est un nommé Robert du moulin à papier d’Essonnes dont l’idée géniale fut de substituer à la forme millénaire une machine rotative. Recherchant la continuité de la feuille de papier, il remplaça la toile de la forme par une toile sans fin supportée par des cylindres.

La première machine était mue à la main par une manivelle. Après un premier insuccès, Robert arrive à mettre au point, en collaboration avec un mécanicien anglais, une machine qui fonctionna correctement à Frogmore, en Angleterre, à partir de 1803. Mais ce n’est que vers 1811 que la fabrication mécanique du papier fut industrialisée en France. Les perfectionnements se succédèrent alors rapidement.

Machine de Robert - Frogmore - se2p

Mais l’insuffisance des chiffons vis-à-vis de la consommation toujours croissante du papier se fit bientôt sentir et l’industrie papetière rechercha des succédanés du lin, du chanvre et du coton. On expérimenta alors les matières les plus diverses : pailles de toutes espèces, alfa, roseaux, varech, étoupe, filasse, etc… Finalement les papetiers adoptèrent les seules fibres végétales dont la ténacité se combinait au bon marché, c’est à dire la paille. Ce n’est que vers le milieu du XIXème siècle que fut mis au point un défibreur mécanique permettant de fabriquer une « farine de bois » qui servait de matière première d’appoint. A elle seule, en effet, la pâte à bois mécanique n’aurait pas assuré au papier assez de fermeté.

Pourtant, dans la deuxième moitié du XIXème siècle, où se situe la bouleversante découverte consistant à défibrer le bois par des moyens chimiques, l’utilisation du bois devient prépondérante et vers 1900 on estimait déjà que le chiffon ne correspondait plus qu’au dixième du total des papiers de l’époque. L’utilisation des pâtes à bois par des procédés mécaniques ou chimiques se développe ensuite à pas de géant pour atteindre le niveau que nous lui connaissons aujourd’hui.

Le papier presque uniquement réservé, avant l’invention des pâtes de bois, pour l’écriture et l’impression, a vu son champ d’utilisation s’accroître considérablement surtout dans la branche des emballages et plus particulièrement celle des sacs papier de petite, moyenne et grande contenance.

Sac Papier - se2p

Le sac papier grande contenance est présent dans l’ensemble de la vie contemporaine. On le trouve dans le bâtiment pour le conditionnement des matériaux de construction (ciment, plâtre, argile, céramique, etc…). On le trouve dans le secteur de la chimie où il conditionne des produits tels que l’aluminium, les résines synthétiques et les dérivés de l’amidon. On le trouve enfin dans tout le secteur de l’agro-alimentaire concernant aussi bien l’homme que l’animal ( farine, sucre, riz, pommes de terre, suremballage des œufs, alimentation animale, semences).

Sans le sac papier grande contenance, produit d’emballage par excellence, les fabricants de tous les produits du secteur agro-alimentaire ne peuvent totalement élaborer de réseau de distribution auprès de leurs clients et adhérents. Le choix du sac utilisé (contexture et coloris) dépend d’une part, des caractéristiques du produit emballé et transporté, et d’autre part du message informatif servant à communiquer avec le destinataire et utilisateur final du produit emballé.

Porteur d’information (image, photo, messages) le sac papier a ce pouvoir de communiquer qui échappe à toute distribution en vrac, toujours anonyme. Ajoutons pour conclure qu’aujourd’hui, plus qu’hier, l’intérêt pour développer l’emballage papier s’accroît compte tenu de son excellente biodégradabilité. L’exemple de son utilisation (même modeste) dans le marché de l’enlèvement des ordures ménagères en témoigne.

Sacs papier GC - se2p

 

                                                                                          


Date de création : 13/08/2014 @ 18:38
Dernière modification : 27/02/2015 @ 18:03
Catégorie : Si on en parlait ?


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